<?xml 
version="1.0" encoding="utf-8"?>
<rss version="2.0" 
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
>

<channel xml:lang="fr">
	<title>Le site de Bernard Defrance</title>
	<link>http://www.bernard-defrance.net/</link>
	<description>Dans ce site : principalement tous mes articles publi&#233;s en t&#233;l&#233;chargement libre, ainsi que les r&#233;f&#233;rences de mes livres avec quelques commentaires parus dans la presse ; &#233;galement des textes choisis au hasard de mes lectures, des documents envoy&#233;s par divers amis, des textes de mes &#233;l&#232;ves, des &#233;l&#233;ments d'actualit&#233; et enfin quelques liens utiles.</description>
	<language>fr</language>
	<generator>SPIP - www.spip.net</generator>




<item xml:lang="fr">
		<title>Cadre &#224; c&#244;t&#233; de la photo</title>
		<link>http://www.bernard-defrance.net/spip.php?article2</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.bernard-defrance.net/spip.php?article2</guid>
		<dc:date>2013-03-12T15:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Bruno Defrance</dc:creator>



		<description>Bonjour Derni&#232;re minute : depuis ce mardi 12 mars, mon num&#233;ro de t&#233;l&#233;phone portable a chang&#233;, d&#233;sormais : 33 (0)6 06 80 26 29. Je rappelle qu'il est pratiquement toujours ferm&#233; et me sert principalement de r&#233;pondeur. Conversation publique du R&#233;seau Pratiques Sociales &#8220;Il &#233;tait une fois le mariage pour tous&#8221; : ordres sexuels et enjeux sociaux discutants : Bernard Defrance (philosophe) et Sa&#252;l Karsz (philosophe, sociologue) samedi 23 mars 2013, 9h30 &#224; 13h Entr&#233;e libre 41, rue du Dr. Arnold Netter (...)

-
&lt;a href="http://www.bernard-defrance.net/spip.php?rubrique1" rel="directory"&gt;00. page d'accueil&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Bonjour&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Derni&#232;re minute : depuis ce mardi 12 mars, mon num&#233;ro de t&#233;l&#233;phone portable a chang&#233;, d&#233;sormais : 33 (0)6 06 80 26 29.
Je rappelle qu'il est pratiquement toujours ferm&#233; et me sert principalement de r&#233;pondeur.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt; &lt;i&gt; &lt;i&gt; &lt;strong&gt;Conversation publique du R&#233;seau Pratiques Sociales&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#8220;Il &#233;tait une fois le mariage pour tous&#8221; : ordres sexuels et enjeux sociaux
discutants : Bernard Defrance (philosophe) et Sa&#252;l Karsz (philosophe, sociologue)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;samedi 23 mars 2013, 9h30 &#224; 13h Entr&#233;e libre
41, rue du Dr. Arnold Netter 75012 Paris (m&#233;tro Picpus ou Bel-Air)&lt;/strong&gt; &lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En pr&#233;alable on peut regarder dans la rubrique mes textes la note que ces questions m'ont inspir&#233;e... &lt;/i&gt; &lt;/i&gt;
Tous renseignements : &lt;a href=&quot;http://www.pratiques-sociales.org/&quot; class='spip_url spip_out' rel='nofollow external'&gt;www.pratiques-sociales.org&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Des manifestations se sont d&#233;roul&#233;es le week-end des 23 et 24 f&#233;vrier dernier, dans le monde entier, pour exiger la lib&#233;ration du jeune soldat Bradley Manning qui avait r&#233;v&#233;l&#233; au monde les bavures de l'arm&#233;e am&#233;ricaine.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;Tous renseignements sur &lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www.bradleymanning.org/&quot; class='spip_url spip_out' rel='nofollow external'&gt;www.bradleymanning.org&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;voir aussi :&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Bradley_Manning&quot; class='spip_url spip_out' rel='nofollow external'&gt;http://fr.wikipedia.org/wiki/Bradle...&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;A Paris, la manifestation a eu lieu le samedi 23 f&#233;vrier, de 15 h &#224; 17 h, &#224; la Fontaine Saint-Michel ; &#233;taient surtout pr&#233;sents des militants pacifistes am&#233;ricains de Paris, avec lesquels j'ai pu prendre ainsi contact...&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pour la suite des informations concernant Bradley Manning, il vous suffit de me demander par simple message &#224; recevoir ma lettre documentaire.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Cette &lt;strong&gt;Lettre-DOC&lt;/strong&gt;umentaire concerne directement ou indirectement les Droits de l'Enfant : liens vers des documents, articles de presse, appels, publications et annonces d'&#233;v&#233;nements divers diffus&#233;s sur internet. Si vous souhaitez la recevoir (abonnement gratuit), inscrivez-vous par simple message adress&#233; &#224; Lettre-DOC@bernard-defrance.net. Attention, dans cette lettre, certains liens (notamment avec des organes de presse) peuvent &#234;tre p&#233;rim&#233;s, et donc si le document vous int&#233;resse, vous pouvez me le demander, peut-&#234;tre l'ai-je enregistr&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Cette lettre sera par ailleurs archiv&#233;e ici m&#234;me, et vous pouvez &#233;galement consulter les pr&#233;c&#233;dentes Lettres-DOC qui &#233;taient publi&#233;es auparavant sous le bandeau de la section fran&#231;aise de D&#233;fense des Enfants International.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;Vous pouvez retrouver les archives de l'ancien site dans les rubriques &#224; gauche.&lt;/i&gt;
Dans ce site : principalement tous mes articles publi&#233;s en t&#233;l&#233;chargement libre, avec notamment un texte inspir&#233; par les d&#233;bats actuels sur le mariage pour tous, l'adoption, la PMA et la GPA, etc., ainsi que les r&#233;f&#233;rences de mes livres.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Quelques r&#233;flexions d'ordre &#233;thique sur le mariage pour tous et toutes les autres questions agit&#233;es dans les querelles actuelles</title>
		<link>http://www.bernard-defrance.net/spip.php?article47</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.bernard-defrance.net/spip.php?article47</guid>
		<dc:date>2013-01-31T19:34:58Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Bernard Defrance</dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;J'ai essay&#233; de synth&#233;tiser au maximum mais ces r&#233;flexions m&#233;riteraient de plus amples d&#233;veloppements, non seulement au sujet du mariage pour tous mais aussi dans la perspective de la future loi sur la famille en pr&#233;paration...&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="http://www.bernard-defrance.net/spip.php?rubrique7" rel="directory"&gt;5. Mes textes&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quelques interrogations et hypoth&#232;ses de r&#233;ponses d'ordre &#233;thique
&#224; propos des d&#233;bats actuels sur :
le mariage &#171; gay &#187;, l'adoption, la PMA, la GPA, le don de sperme ou d'ovule, l'accouchement sous X.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Petit pr&#233;ambule sur les quatre interdits fondamentaux institu&#233;s au cours des sept millions d'ann&#233;es (environ !) de l'hominisation et qui se retrouvent aujourd'hui, m&#234;me sous des formes tr&#232;s vari&#233;es, dans toutes les cultures :
1- l'interdit de l'inceste (vertical) permet la diff&#233;renciation des g&#233;n&#233;rations et l'institution du sujet singulier, unique, l'individu (qui ne se divise pas) ;
2- l'interdit de l'idol&#226;trie : un sujet n'est pas un objet, un objet n'est pas un sujet ;
3- l'interdit du parasitisme institue l'obligation &#224; l'&#233;change, &#224; la coop&#233;ration ;
4- l'interdit de la violence institue la loi comme outil d'articulation des libert&#233;s.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Sur le mariage&lt;/strong&gt; (gay ou pas) : on peut remettre en question ou du moins s'interroger sur le fait que l'&#201;tat s'occupe de la mani&#232;re dont des individus d&#233;cident de vivre ensemble ; je serai assez volontiers pour l'abolition compl&#232;te du mariage civil sous sa forme actuelle ; et en cas de n&#233;cessit&#233; de pr&#233;servation des droits (pensions, patrimoine...), un contrat civil peut garantir ces droits ; que par ailleurs, certains veuillent c&#233;l&#233;brer voire consacrer leur union de quelque mani&#232;re que ce soit ne pose aucun probl&#232;me.
&lt;i&gt;Sauf que tout ceci n'est valable que s'il n'y a pas d'enfants&lt;/i&gt; : d&#232;s lors que le couple prend la responsabilit&#233; d'un ou plusieurs enfants (naissance, adoption), l'&#201;tat a &#224; contr&#244;ler que &lt;i&gt;l'int&#233;r&#234;t sup&#233;rieur de l'enfant est respect&#233;&lt;/i&gt; ; un enfant n'est pas un objet : les parents, les &#233;ducateurs (quel que soit leurs statuts, naturels, adoptants, tiers intervenants, &#233;ducateurs d'orphelinat, parrains et marraines...) prennent la responsabilit&#233; de faire cro&#238;tre une singularit&#233; et une libert&#233;, radicalement nouvelles.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'adoption&lt;/strong&gt; aujourd'hui peut se d&#233;rouler sous deux formes, pl&#233;ni&#232;re ou simple.
Pourquoi faut-il abolir l'adoption pl&#233;ni&#232;re dans sa forme actuelle ? Parce qu'en droit elle coupe d&#233;finitivement l'enfant de ses racines, de son histoire. Certes les adoptants peuvent l'en informer mais ils n'en ont pas l'obligation ; or, cette disposition &#8211; je ne parle pas ici psychologie, mais bien &#233;thique &#8211; comporte le risque d'une rencontre incestueuse ult&#233;rieure entre l'enfant adopt&#233; et l'un de ses g&#233;niteurs biologiques qui s'ignorent l'un l'autre. L'adoption pl&#233;ni&#232;re (notamment en ce qui concerne l'obligation alimentaire r&#233;ciproque &#8211; cf. interdit 3 ci-dessus &#8211; et les h&#233;ritages) serait &lt;i&gt;le choix de l'adopt&#233; devenu majeur.&lt;/i&gt;
L'adoption simple reste bien entendu possible, quelle que soit la forme du couple adoptant, avec toutes les obligations qu'elle entra&#238;ne vis-&#224;-vis de l'enfant (faut-il encore rappeler qu'il ne saurait y avoir un &lt;i&gt;droit &#224;&lt;/i&gt; l'enfant ? On a droit &#224; des objets, des services, et un enfant, &lt;i&gt;sujet&lt;/i&gt; de droit, n'est pas un &lt;i&gt;objet&lt;/i&gt;, cf. l'interdit 2).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;La PMA &lt;/strong&gt; est autoris&#233;e aux couples h&#233;t&#233;rosexuels, il n'y a donc aucune raison (d'ordre &#233;thique, ce qui n'interdit pas des choix moraux ou religieux plus restrictifs mais qui ne sauraient s'imposer &#224; ceux qui ne les partagent pas) de ne pas &#233;tendre cette possibilit&#233; aux couples homosexuels. Ceci &#224; deux conditions (qui tiennent toujours aux interdits rappel&#233;s ci-dessus et notamment le 2) : que l'enfant puisse conna&#238;tre ses origines, et que soit imp&#233;rativement proscrit tout &#233;change financier, sous peine de sanctions p&#233;nales.
Dans le cas de c&#233;libataires ou de couples homosexuels m&#226;les cette possibilit&#233; implique donc le recours &#224; &lt;strong&gt;la GPA&lt;/strong&gt;, et d&#232;s lors...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;...si on veut &#233;viter la dramatique situation d'enfants &#171; apatrides &#187; - la r&#233;cente circulaire sur cette question est un premier pas &#8211; et la marchandisation d&#233;j&#224; &#224; l'&#339;uvre (destructrice) exploitant la mis&#232;re des femmes dans certains pays, il importe de l&#233;galiser et donc d'encadrer &lt;strong&gt;la GPA&lt;/strong&gt; de mani&#232;re tout &#224; fait rigoureuse ; ce qui implique l'interdiction absolue de l'achat ou la vente d'enfant &#8211; ce qui est d&#233;j&#224; le cas, prolongation de l'interdiction d&#233;j&#224; pr&#233;sente dans les transferts d'organes &#8211; et la seule autorisation du don, sous peine l&#224; aussi de sanctions p&#233;nales suffisamment dissuasives.(1) Ce don est une pratique traditionnelle dans certaines cultures (par exemple en Polyn&#233;sie Fran&#231;aise !) ; la deuxi&#232;me exigence est &#233;galement l'information de l'enfant ; du point de vue &#233;thique, il n'y a probablement pas de don aussi fortement g&#233;n&#233;reux possible de la part d'une femme &#224; l'&#233;gard d'une autre ou d'un couple (2)... Je ne vois aucun argument &#233;thique qui puisse interdire &#224; une femme de faire cadeau de l'enfant qu'elle a port&#233; &#224; une autre femme qui vit dans la douleur de la st&#233;rilit&#233;, ou &#224; un couple homo ou h&#233;t&#233;ro sexu&#233;, qui ne peut avoir d'enfant.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'anonymat des &lt;strong&gt;dons de sperme et d'ovules &lt;/strong&gt; doit &#233;videmment &#234;tre lev&#233; : il ne s'agit pas ici encore une fois de morale ou de psychologie, mais d'&#233;thique avec l'interdit de l'inceste : aujourd'hui, celui qui a donn&#233; son sperme peut en toute ignorance r&#233;ciproque rencontrer sa propre fille (ou son fils, selon ses go&#251;ts !) et cela vaut aussi pour les femmes et leur prog&#233;niture inconnue. (3)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;C'est l&#224; le m&#234;me argument &#233;thique, indiscutable me semble-t-il..., qui aurait d&#251; depuis longtemps faire interdire absolument (sous r&#233;serves de toutes les pr&#233;conisations n&#233;cessaires pour les femmes en d&#233;tresse) &lt;strong&gt;l'accouchement sous X&lt;/strong&gt; ou l'abandon anonyme d'enfants (le &#171; tour &#187; en vigueur en Allemagne et en Hongrie... et traditionnel dans les institutions de l'&#233;glise catholique pendant des si&#232;cles) : l&#224; aussi, le risque de rencontres incestueuses est r&#233;el... Et s'il faut &#233;voquer la psychologie, imaginons les r&#233;sultats en cas de d&#233;couverte fortuite des origines... !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Faut-il, &lt;i&gt;in fine&lt;/i&gt;, rappeler &#224; ceux qui, dans les querelles actuelles, brandissent certains slogans (&#171; un enfant, un papa, une maman &#187;) qu'aujourd'hui la loi permet &#224; un homme, p&#232;re, de ne pas reconna&#238;tre son enfant et &#224; une femme, m&#232;re, de l'abandonner d&#233;finitivement ? Vont-ils pr&#233;coniser les obligations l&#233;gales qu'implique leur slogan ? C'est pr&#233;cis&#233;ment &lt;i&gt;parce que&lt;/i&gt; l'enfant a droit &#224; la connaissance de ses origines (m&#226;le &lt;i&gt;et&lt;/i&gt; femelle) et &#224; une &#233;ducation respectueuse de sa libert&#233; que toutes les pr&#233;conisations ci-dessus (trop) rapidement &#233;voqu&#233;es devraient entrer en vigueur. Mais la discussion reste ouverte bien s&#251;r...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Bernard Defrance, philosophe.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;(1) Comme pour toute loi qui interdit un acte, on pr&#233;voit les punitions en cas de transgression : il para&#238;t que le co&#251;t d'une GPA, en Ukraine, est de 25 000 euros pour les adoptants, aux USA, par le biais d'agences sp&#233;cialis&#233;es, de 20 000 dollars... ; on peut parfaitement, tout en reconnaissant &#224; l'enfant le droit d'&#234;tre &#233;lev&#233; par ses &#171; parents &#187; (l'un biologique, l'autre adoptant ou les deux adoptants) dans leur nationalit&#233;, disposer dans notre code p&#233;nal qu'au retour en France l'amende repr&#233;sente, par exemple, dix fois le co&#251;t du b&#233;b&#233;... Cela serait-il suffisamment dissuasif ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;(2) Fran&#231;oise H&#233;ritier, contre la GPA &#171; &lt;i&gt;pour une raison fondamentale, de principe et cette objection concerne aussi bien la GPA pour les couples h&#233;t&#233;ro qu'homosexu&#233;s. Elle ne touche d'ailleurs que la GPA marchande : le don altruiste doit toujours &#234;tre possible et pourrait &#234;tre reconnu dans la loi fran&#231;aise qui interdit la commercialisation du corps humain et de ses organes. Il nous faut r&#233;fl&#233;chir dans ce cadre, qui est sain.&lt;/i&gt; &#187; entretien du 4 f&#233;vrier 2013 dans l'hebdomadaire &lt;i&gt;Marianne&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;(3) Improbable sc&#233;nario d'un mauvais film : le &#171; vieux beau &#187; - mettons la cinquantaine &#8211; drague la belle jeune femme &#8211; mettons la trentaine - un soir en bo&#238;te, et, contre toute attente, cette rencontre se transforme en amour v&#233;ritable, mariage et enfants ; jusqu'au soir du dixi&#232;me anniversaire du mariage o&#249;, quelques coupes de champagne aidant, la jeune femme, &#224; laquelle sa m&#232;re n'avait rien cach&#233; de ses origines, raconte avoir &#233;t&#233; con&#231;ue par don de sperme (les caract&#233;ristiques du donneur anonyme ayant &#233;t&#233; choisies sur catalogue...) ; flash-back quarante ans ans plus t&#244;t : le mari, jeune et bel &#233;tudiant de vingt ans va r&#233;guli&#232;rement donner son sperme pour payer une partie de ses frais d'&#233;tudes... Calculs, doutes, cauchemars, enqu&#234;tes : &#224; quelle agence la m&#232;re s'&#233;tait-elle adress&#233;e ? Quel &#233;tait le profil sur ce catalogue ? Etc. On peut imaginer n'importe quelle conclusion &#224; ce mauvais film, mais la &lt;i&gt;happy end&lt;/i&gt; est improbable... On peut noter au passage que, dans &lt;i&gt;La R&#233;publique&lt;/i&gt;, les enfants &#233;tant d&#232;s le sevrage enlev&#233;s &#224; leurs parents et &#233;lev&#233;s par l'&#201;tat, pour &#233;viter pr&#233;cis&#233;ment le risque d'inceste et la tragique histoire d'&#338;dipe, Platon interdisait aussi toute relation sexuelle entre homme et femme dont l'&#233;cart d'&#226;ge &#233;tait sup&#233;rieur du degr&#233; o&#249; l'un des partenaires pourrait sans le savoir avoir un lien de filiation avec l'autre. Mais aujourd'hui nous ne songerions pas &#224; interdire &#224; Harold et Maude de se rencontrer...&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Insultes et Gifles</title>
		<link>http://www.bernard-defrance.net/spip.php?article46</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.bernard-defrance.net/spip.php?article46</guid>
		<dc:date>2012-12-20T10:03:04Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Bernard Defrance</dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;A propos de l'affaire dite de &quot;la gifle de Berlaimont&quot;&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="http://www.bernard-defrance.net/spip.php?rubrique7" rel="directory"&gt;5. Mes textes&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;/home/defrance/Documents/Textes personnels/2008-02-08, Insultes et gifles.pdf&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		
		<enclosure url="http://www.bernard-defrance.net/IMG/pdf/2008-02-08_Insultes_et_gifles.pdf" length="58429" type="application/pdf" />
		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Patrick Viveret</title>
		<link>http://www.bernard-defrance.net/spip.php?article45</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.bernard-defrance.net/spip.php?article45</guid>
		<dc:date>2012-03-26T15:57:10Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Bernard Defrance</dc:creator>



		<description>Le couple qui correspond &#224; l'euphorie/panique c'est le couple excitation/d&#233;pression. Et on le voit sur les march&#233;s financiers mais on le voit un peu partout. On a des soci&#233;t&#233;s qui sont en permanence dans ce rapport entre excitation et d&#233;pression et qui ne ressortent de leur phase d&#233;pressive que par une nouvelle phase d'excitation mais qui les met en d&#233;s&#233;quilibre. 17/01/2012, France (...)

-
&lt;a href="http://www.bernard-defrance.net/spip.php?rubrique2" rel="directory"&gt;000. pens&#233;es&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le couple qui correspond &#224; l'euphorie/panique c'est le couple excitation/d&#233;pression. Et on le voit sur les march&#233;s financiers mais on le voit un peu partout. On a des soci&#233;t&#233;s qui sont en permanence dans ce rapport entre excitation et d&#233;pression et qui ne ressortent de leur phase d&#233;pressive que par une nouvelle phase d'excitation mais qui les met en d&#233;s&#233;quilibre.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;17/01/2012, France Culture&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Pour survivre, faut-il freiner la consommation ?</title>
		<link>http://www.bernard-defrance.net/spip.php?article44</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.bernard-defrance.net/spip.php?article44</guid>
		<dc:date>2011-12-17T21:47:15Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Bernard Defrance</dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;En ces premi&#232;res ann&#233;es d'existence, Culture &amp; Libert&#233; publiait une brochure h&#233;rit&#233;e du journal VIE POPULAIRE (hebdo des Associations Populaires Familiales), et mes premiers articles y ont &#233;t&#233; publi&#233;s. En ces temps de remise en cause des bienfaits de la croissance (voir les travaux de Patrick Viveret, entre autres), il me semble que celui-ci a gard&#233; une certaine actualit&#233;... La lisibilit&#233; n'est pas parfaite : je ne d&#233;sesp&#232;re pas de trouver le temps de le resaisir...&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="http://www.bernard-defrance.net/spip.php?rubrique7" rel="directory"&gt;5. Mes textes&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>
		</content:encoded>


		
		<enclosure url="http://www.bernard-defrance.net/IMG/pdf/1972-02_Freiner_la_croissance_.pdf" length="411709" type="application/pdf" />
		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Commentaire des textes r&#233;cents sur la discipline scolaire</title>
		<link>http://www.bernard-defrance.net/spip.php?article43</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.bernard-defrance.net/spip.php?article43</guid>
		<dc:date>2011-12-17T21:16:27Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Bernard Defrance</dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;Publi&#233; dans le num&#233;ro d'Octobre 2011 du &quot;Journal du Droit des Jeunes&quot;... Pas encore abonn&#233; &#224; cette revue de r&#233;f&#233;rence ?&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="http://www.bernard-defrance.net/spip.php?rubrique7" rel="directory"&gt;5. Mes textes&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class="hyperlien"&gt;Voir en ligne : &lt;a href="http://www.droitdesjeunes.com" class="spip_out"&gt;www.droitdesjeunes.com&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		
		<enclosure url="http://www.bernard-defrance.net/IMG/pdf/2011-08_Discipline.pdf" length="105573" type="application/pdf" />
		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Un conte de No&#235;l</title>
		<link>http://www.bernard-defrance.net/spip.php?article42</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.bernard-defrance.net/spip.php?article42</guid>
		<dc:date>2011-12-17T21:07:24Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Bernard Defrance</dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;Yann Fi&#233;vet nous adresse ce beau conte de No&#235;l... Mais s'agit-il vraiment d'iun conte ?&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="http://www.bernard-defrance.net/spip.php?rubrique9" rel="directory"&gt;7. Textes et documents re&#231;us&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Conte de No&#235;l&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Diwanic ou la g&#233;n&#233;rosit&#233;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Dans les m&#233;andres de ce qui persiste du bocage finist&#233;rien se niche un gros bourg du nom de Diwanic. Il ne s'agit pas de l'un de ces nombreux bourgs-dortoirs qui ont pouss&#233; comme des champignons non loin des villes. Ici, les gens vivent et travaillent dans une proximit&#233; rassurante. Inform&#233;s de la marche chaotique du monde ils ne m&#233;connaissent pas les innombrables effets de la Crise qui frappe la plan&#232;te en tous lieux. A leur mani&#232;re ils en prennent leur part sans trop d'effort. A Diwanic r&#232;gne une intelligence presque naturelle : on a su y pr&#233;serv&#233; de nombreux m&#233;tiers indispensables &#224; la vie des hommes et l'on transmet de g&#233;n&#233;ration en g&#233;n&#233;ration, contre vents et mar&#233;es, ce pr&#233;cieux patrimoine de savoir-faire. Et l'on vient de loin pour faire travailler ces menuisiers, charpentiers, couvreurs, matelassiers, forgerons, m&#233;gissiers, chaudronniers, boulangers, charcutiers, tailleurs, paysans ou libraires. L'&#233;cole est pleine d'enfants car Diwanic en a tout simplement fait beaucoup et attire ceux de tous les villages &#224; l'entour.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;A deux kilom&#232;tres du bourg, &#224; l'issue d'un long chemin creux et sinueux se cache une long&#232;re aux murs de pierre &#233;pais et fen&#234;tres discr&#232;tes. Une famille b&#233;ninoise vit depuis trois ans dans cet endroit paisible. Les parents sont sans papiers, leurs deux enfants vont avec ga&#238;t&#233;. En apparence isol&#233;e, cette famille est parfaitement int&#233;gr&#233;e &#224; la communaut&#233; villageoise. Aminata et son fr&#232;re Paul sont scolaris&#233;s depuis leur arriv&#233;e &#224; l'&#233;cole publique de Diwanic. Leur p&#232;re, Th&#233;ophile, est palefrenier au haras de Mme Thiriez, &#233;pouse du patron du groupe Beauchamp, g&#233;ant de la Grande Distribution. Le haras du Hascou&#235;t est la &#171; danseuse &#187; de ce magnat. La d&#233;fiscalisation, quel bonheur ! Ce ne sont pas les Thiriez qui ont embauch&#233; Th&#233;ophile voil&#224; dix-huit mois mais leur r&#233;gisseur, Jean Le Tallec, &#224; leur insu. La compagne de Th&#233;ophile, Patience, travaille comme aide-soignante &#224; la maison de retraite situ&#233;e &#224; la sortie du bourg. A l'exception des habitants de Diwanic personne ne sait o&#249; habite cette famille ordinaire et l'on veille consciencieusement au maintien de cette discr&#233;tion protectrice. Les anciens de Diwanic se souviennent avec fiert&#233; que leurs parents avaient organis&#233; sous l'Occupation tout un r&#233;seau de familles afin de prot&#233;ger des enfants juifs. Les traditions ont ici la vie dure.
Aminata et Paul appartiennent &#224; la classe bilingue de l'&#233;cole Anjela Duval. Ils parlent de mieux en mieux et indiff&#233;remment le fran&#231;ais et le breton. Pour leurs parents ce bilinguisme est comme une &#233;vidence. Th&#233;ophile envie beaucoup ses enfants tant il aimerait pouvoir un jour donner libre cours &#224; ses talents de conteur dans la langue de Glenmor. Avec ses vieux amis Roparz Le Miliner et Loeyz Morvannou il se borne &#224; conter dans ce bon fran&#231;ais qui lui vient de la fr&#233;quentation assidue de l'&#233;cole de son village natal. Il se plait &#224; faire ainsi honneur au fait que jadis le B&#233;nin &#233;tait surnomm&#233; le Quartier Latin de l'Afrique. Les trois complices aiment disserter &#224; propos des proximit&#233;s et diff&#233;rences des contes ouest africains et bretons. Ils travaillent &#224; l'&#233;criture d'un recueil comparatif de ces tr&#233;sors de l'oralit&#233;. Cependant, Th&#233;ophile ne conte ses histoires tant&#244;t graves tant&#244;t truculentes qu'aux habitants de Diwanic. Suivre ses deux comp&#232;res vers d'autres pays de Bretagne serait par trop dangereux ; les routes ne sont pas s&#251;res pour lui d&#232;s qu'il s'&#233;loigne un tant soit peu de son bourg d'adoption.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les deux flics en civil gar&#232;rent leur voiture banalis&#233;e devant la gendarmerie de Diwanic. Ils entr&#232;rent rapidement dans l'&#233;difice, pas assez vite cependant pour &#233;viter l'&#233;veil de l'attention de deux jeunes femmes se rendant au march&#233; de la place ruz. Elles se regard&#232;rent et allong&#232;rent le pas. En ce matin du 24 d&#233;cembre la place ruz est noire de monde. Au bout de quelques minutes seulement tout le monde sut. Il ne fallait pas mollir. Les fr&#232;res Louarn mont&#232;rent sans nervosit&#233; dans leur camionnette qui fendit aussit&#244;t la foule avant de quitter le march&#233; par la rue Pennec. C'est Aminata qui la premi&#232;re entendit le bruit du moteur. Quand la camionnette parvint au bout du chemin toute la famille &#233;tait pr&#234;te. Chacun monta avec son sac &#224; l'arri&#232;re du v&#233;hicule qui repartit imm&#233;diatement. D&#232;s que la voiture de la police &#233;tait arriv&#233;e devant la gendarmerie le plan &#233;labor&#233; par le Conseil citoyen de Diwanic avait &#233;t&#233; enclench&#233;. Milou Louarn immobilisa la camionnette sous le hangar de la ferme de Job Guiziou, maire de Diwanic depuis vingt-cinq ans. Tout le monde se r&#233;fugia promptement dans la grande salle commune o&#249; l'on respira enfin devant un bol de caf&#233; br&#251;lant et un far encore ti&#232;de. Une demi heure plus tard, Anna Guiziou installa ses quatre pensionnaires dans leurs nouvelles chambres. Les Louarn avaient d&#233;j&#224; regagn&#233; le bourg et rassur&#233; les villageois inquiets.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Tout l'apr&#232;s-midi les policiers interrog&#232;rent les nombreuses personnes d&#233;sign&#233;es par les gendarmes comme &#233;tant susceptibles de les renseigner. Les concitoyens de Diwanic r&#233;pondirent que la famille dont on leur parlait &#233;tait partie depuis plusieurs jours, qu'ils ne la fr&#233;quentaient pas, qu'ils ne savaient pas o&#249; ces gens avaient habit&#233;. Plusieurs pass&#232;rent probablement aux yeux des hommes de l'ordre pour des racistes ordinaires. Paol Fustec, le directeur de l'&#233;cole, et le maire furent interrog&#233;s plus longuement. Sans plus de r&#233;sultats. Ils eurent tous deux la certitude que la police ne disposait d'aucune information s&#233;rieuse sur leurs prot&#233;g&#233;s et &#233;tait probablement venue &#224; DIWANIC SUR la base d'une vague d&#233;nonciation. Les flics repartirent bredouilles ! On fut grandement rassur&#233; pour les amis b&#233;ninois et satisfait d'avoir r&#244;d&#233; le plan de sauvetage que l'on esp&#233;rait toutefois ne jamais devoir r&#233;utiliser.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le r&#233;veillon &#224; la ferme Guiziou fut particuli&#232;rement joyeux. Les trois conteurs &#233;taient en verve comme jamais. Les accents de l'accord&#233;on diatonique de Fanch Rouzic se firent entendre longtemps dans la nuit. Trois jours apr&#232;s No&#235;l, Th&#233;ophile, Patience et leurs chers enfants regagn&#232;rent leur tranquille long&#232;re. Ils y demeurent toujours et attendent le moment de ne plus devoir se cacher.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Yann Fi&#233;vet
Le Peuple Breton
D&#233;cembre 2011&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Le no&#235;l d'une famille &quot;sans papiers&quot;</title>
		<link>http://www.bernard-defrance.net/spip.php?article39</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.bernard-defrance.net/spip.php?article39</guid>
		<dc:date>2011-12-03T17:58:27Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Bernard Defrance</dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;Emmanuel Terray r&#233;&#233;crit le r&#233;cit de la nativit&#233;...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Merci &#224; Robert Phalip pour cette transmission !&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="http://www.bernard-defrance.net/spip.php?rubrique9" rel="directory"&gt;7. Textes et documents re&#231;us&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'Evangile de No&#235;l des &#171; sans-papiers &#187;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;d'Emmanuel Terray&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En ce temps-l&#224; vivait &#224; Nazareth en Galil&#233;e un homme appel&#233; Joseph. Joseph &#233;tait charpentier, et il venait de se marier avec une jeune femme qui s'appelait Marie. Or il advint en ces jours-l&#224; que parut un &#233;dit de C&#233;sar Auguste ordonnant le recensement de tout le monde habit&#233;. Et tous allaient se faire recenser, chacun dans sa ville. Joseph fut conduit au commissariat de police de Nazareth et il fut amen&#233; devant l'inspecteur. Alors l'inspecteur lui dit : &#171; Joseph, n'est-il pas vrai que tu n'es pas d'ici et que ta famille vient de Bethl&#233;em en Jud&#233;e ? &#187; - &#171; C'est vrai &#187;, r&#233;pondit Joseph. L'inspecteur dit alors &#224; Joseph : &#171; II faut que tu partes pour Bethl&#233;em te faire &#233;tablir tes papiers. Sans ces papiers, tu ne peux pas vivre et travailler parmi nous comme tu l'as fait jusqu'&#224; pr&#233;sent &#187;. Joseph dit : &#171; Ma jeune femme est enceinte, et le terme est proche. Ne peux-tu m'accorder une prolongation jusqu'&#224; ce que l'enfant soit n&#233; ? Ensuite nous partirons pour Bethl&#233;em, comme tu me le demandes &#187;. Mais l'inspecteur r&#233;pondit : &#171; Je ne veux pas le savoir et la loi est la loi. Si tu ne te mets pas en route imm&#233;diatement, je te ferai reconduire &#224; la fronti&#232;re par mes hommes et jamais tu ne pourras revenir ici &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Alors Joseph se mit en route avec Marie, et apr&#232;s quelques jours de voyage, ils arriv&#232;rent &#224; Bethl&#233;em. Comme Marie &#233;tait fatigu&#233;e, Joseph alla frapper &#224; la porte d'un h&#244;tel et demanda une chambre, afin que Marie puisse se reposer. L'h&#244;telier lui dit : &#171; Donne-moi tes papiers pour que je puisse t'enregistrer &#187;. Joseph r&#233;pondit : &#171; Je n'ai pas de papiers, je viens justement &#224; Bethl&#233;em pour qu'on m'en &#233;tablisse &#187;. Alors l'h&#244;telier dit &#224; Joseph : &#171; Si tu n'as pas de papiers, je ne peux pas te loger. Va t'en, je ne peux rien pour toi &#187;, et tous les h&#244;teliers de la ville lui firent la m&#234;me r&#233;ponse.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Et voici que Marie ressentit soudain les premi&#232;res douleurs de l'enfantement. Alors Joseph la conduisit &#224; l'h&#244;pital pour qu'elle puisse y accoucher. Mais &#224; l'entr&#233;e de l'h&#244;pital, le gardien dit &#224; Joseph : &#171; Donne-moi tes papiers pour que je m'assure que tu es en r&#232;gle et que je peux accueillir ta femme. &#187; Joseph r&#233;pondit : &#171; Je n'ai pas de papiers, je viens justement &#224; Bethl&#233;em pour qu'on m'en &#233;tablisse &#187;. Alors le gardien dit &#224; Joseph : &#171; Si tu n'as pas de papiers, je ne peux pas accueillir ta femme. Va t'en, je ne peux rien pour toi &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;A la fin, Joseph trouva une &#233;table ouverte, et y installa Marie. Et c'est l&#224; que Marie mit au monde un fils, qui fut appel&#233; J&#233;sus. Et les bergers des environs lui apport&#232;rent du lait et des langes, car eux non plus n'avaient pas de papiers, et ils comprenaient la situation de Joseph et Marie.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Et voici qu'H&#233;rode, gouverneur de la Jud&#233;e, fut soudain pris de peur. Comme Joseph et Marie, beaucoup d'hommes et de femmes &#233;taient venus de tr&#232;s loin pour se faire recenser. Alors H&#233;rode r&#233;unit ses conseillers et leur dit : &#171; Si tous ces gens l&#224; restent en Jud&#233;e au lieu de repartir chez eux, ils vont manger le pain et prendre le travail de mes sujets. Ils feront des enfants ; &#224; la fin, ils seront plus nombreux que nous, et nous ne serons plus les ma&#238;tres chez nous. Pour emp&#234;cher cela, je vais faire une grande rafle et les chasser d'ici ; quant aux enfants, je les ferai dispara&#238;tre &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Un soir que Joseph &#233;tait assis devant l'&#233;table o&#249; il habitait, il vit dans le lointain la troupe de policiers d'H&#233;rode qui s'approchait de Bethl&#233;em. Alors il rentra dans l'&#233;table et dit &#224; Marie : &#171; Prends l'enfant et partons, sinon il va nous arriver malheur &#187;. Aussit&#244;t ils prirent le chemin de l'Egypte, et c'est ainsi qu'ils &#233;chapp&#232;rent &#224; la rafle d'H&#233;rode. Ils demeur&#232;rent en Egypte jusqu'&#224; ce que C&#233;sar Auguste et H&#233;rode disparaissent et soient remplac&#233;s par des souverains meilleurs et plus justes. Alors ils revinrent en Galil&#233;e. Mais J&#233;sus n'oublia jamais ce qui s'&#233;tait pass&#233; au jour de sa naissance. C'est ce dont t&#233;moigne son enseignement. &#171; Heureux les pauvres, car le royaume des cieux est &#224; eux, et &#224; l'entr&#233;e de ce royaume, on ne leur demandera pas de papiers. Heureux les affam&#233;s et les assoiff&#233;s de la justice, car ils seront rassasi&#233;s, m&#234;me s'ils n'ont pas de papiers. Le mari et la femme doivent vivre ensemble et peu importe que l'un ait des papiers et l'autre pas, car il ne faut pas s&#233;parer ce que Dieu a uni. Dieu a fait la terre pour tous les hommes, et les hommes sont partout chez eux sur la terre. Car la terre est l'&#339;uvre de Dieu, mais les fronti&#232;res sont l'&#339;uvre des hommes, et quand elles deviennent des barri&#232;res, elles sont l'&#339;uvre du d&#233;mon. La loi de Dieu tient en un seul commandement : aimez-vous les uns les autres, avec ou sans papiers ; vous ferez ainsi la volont&#233; de Dieu &#187;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>A propos de harc&#232;lement &#224; l'&#233;cole</title>
		<link>http://www.bernard-defrance.net/spip.php?article38</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.bernard-defrance.net/spip.php?article38</guid>
		<dc:date>2011-10-27T09:16:04Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Bernard Defrance</dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;Une r&#233;action rapide au chiffre d'&#233;l&#232;ves, 10 %, qui se disent harcel&#233;s &#224; l'&#233;cole &#224; la demande du site d'information Atlantico... qui ne l'a pas publi&#233;.&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="http://www.bernard-defrance.net/spip.php?rubrique7" rel="directory"&gt;5. Mes textes&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Ainsi un &#233;l&#232;ve sur dix se dit victime de &#171; harc&#232;lement &#187; selon l'enqu&#234;te de victimation du minist&#232;re. Ce chiffre, repris en boucle par les m&#233;dias, rec&#232;le cependant des r&#233;alit&#233;s fort diverses : depuis la simple moquerie passag&#232;re jusqu'aux agressions physiques r&#233;p&#233;t&#233;s et les messages injurieux diffus&#233;s sur le net, le terme de harc&#232;lement est un peu mis aujourd'hui &#224; toutes les sauces, et surtout, on fait semblant de d&#233;couvrir un ph&#233;nom&#232;ne extr&#234;mement ancien, analys&#233; depuis longtemps et dont on conna&#238;t parfaitement bien les solutions.
Mais ces solutions mettent en cause le fonctionnement institutionnel de notre syst&#232;me &#233;ducatif et, d&#232;s lors, n&#233;cessitent des remises en question fort douloureuses dans les pratiques les plus ordinaires. En effet, les violences chaudes, horizontales et sporadiques entre &#233;l&#232;ves sont le r&#233;sultat des violences froides, verticales et continues exerc&#233;es par l'institution scolaire elle-m&#234;me. Et &#171; punir &#187; les auteurs de ces actes est in&#233;vitablement vou&#233; &#224; l'&#233;chec, dans la mesure o&#249; on a affaire ici au m&#233;canisme anthropologique de la victime &#233;missaire : en gros, il est plus facile et moins risqu&#233; de d&#233;charger son agressivit&#233; sur le maillon faible que sur les vrais acteurs de la pression hi&#233;rarchique, de pers&#233;cuter le &#171; bouffon &#187; de la classe plut&#244;t que de mettre en cause les comportements de certains enseignants.
La perversion fondamentale du fonctionnement ordinaire de notre &#233;cole r&#233;side dans la &#171; p&#233;nalisation &#187; syst&#233;matique des apprentissages, o&#249; une erreur est une &lt;i&gt;faute&lt;/i&gt;, une interrogation devient &lt;i&gt;interrogatoire&lt;/i&gt;, une note basse ou &#233;lev&#233;e est &lt;i&gt;bonne&lt;/i&gt; ou &lt;i&gt;mauvaise&lt;/i&gt;, et o&#249; donc, l'ignorance y est syst&#233;matiquement punie, non pas par des devoirs suppl&#233;mentaires et retenues, mais par les appr&#233;ciations et notations qui d&#233;terminent le destin scolaire et trop souvent social des &#233;l&#232;ves ; seuls les imb&#233;ciles peuvent s'&#233;tonner que les angoisses g&#233;n&#233;r&#233;es par ces dispositifs de s&#233;lection et d'&#233;limination provoquent de temps &#224; autre des d&#233;charges pulsionnelles, individuelles et collectives, devant lesquelles tous les cours et discours moralisants restent &#233;videmment impuissants.
Un seul exemple d&#233;risoire, la remise publique des copies en classe, assortie de commentaires m&#233;prisants ou &#233;logieux : imagine-t-on un proviseur r&#233;unissant ses professeurs en assembl&#233;e g&#233;n&#233;rale et remettant publiquement ses appr&#233;ciations et notes administratives ? Or, au simple regard des principes de notre droit, ce serait moins grave (toute atteinte &#224; l'&#233;gard d'un mineur est plus lourdement punie qu'&#224; l'&#233;gard d'un majeur) que cette banale remise de copies...
Les p&#233;dagogies coop&#233;ratives ont depuis longtemps fait la d&#233;monstration que la d&#233;p&#233;nalisation de l'instruction ainsi que la mise en place des dispositifs institutionnels permettant (en application des articles 12 &#224; 15 de la Convention internationale relative aux Droits de l'Enfant !) la participation progressive des enfants &#224; l'&#233;laboration des r&#232;gles de comportements et des solutions de conflits sont parfaitement possibles.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Bernard Defrance, philosophe, administrateur de la section fran&#231;aise de D&#233;fense des Enfants International&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Ce que je dois &#224; Fernand Oury... et suites.</title>
		<link>http://www.bernard-defrance.net/spip.php?article37</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.bernard-defrance.net/spip.php?article37</guid>
		<dc:date>2011-06-25T23:43:54Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Bernard Defrance</dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;Les 1er et 2 novembre 2008, &#224; l'initiative de Jacques Pain, &#224; l'Universit&#233; de Paris X - Nanterre, un colloque a rendu hommage &#224; l'oeuvre de Fernand Oury : j'ai enfin fini de mettre au point le texte de la communication que j'y avais faite... Vous trouverez des chiffres dans le corps du texte : ce sont les notes dont je vais demander &#224; mon &quot;webmaster&quot; comment je peux les r&#233;int&#233;grer ! merci de votre indulgence en attendant.&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="http://www.bernard-defrance.net/spip.php?rubrique7" rel="directory"&gt;5. Mes textes&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>
		</content:encoded>


		
		<enclosure url="http://www.bernard-defrance.net/IMG/pdf/2008-11-02_colloque_Oury.pdf" length="165821" type="application/pdf" />
		

	</item>



</channel>

</rss>
